Quand respirer devient un luxe

Il y a de la pollution dans l’air, on le sait. Ce qui n’est pas une raison pour se laisser suffoquer.
Deux options s’offrent à nous pour contrecarrer les particules et les débordements en tous genres. La première est de poursuivre sa vie normale avec un masque à oxygène, (la pilule bleue). Par opposition la deuxième consiste à persister dans sa quête de la beauté, (la pilule rouge).
A en observer les mannequins fœtus présentés par Iris van Herpen, lors de son défilé automne-hiver 2014-2015, il semblerait que certains élus aient déjà avalé la pilule rouge. La créatrice défie une fois de plus les lois de la science, en présentant ses tops en apesanteur dans un état embryonnaire.

Pendant ce temps dans le monde réel de nouvelles sources d’allègements se font sentir. Car on a beau jouer aux femmes fortes, la douceur est également notre meilleure alliée pour arriver à nos fins, (ça aussi on le sait). Il paraît même que la mode est au confort.
L’air circule et le corps respire grâce aux matières légères. Certains tissus prennent de l’ampleur. D’autres sculptent le corps pour mieux soutenir ses formes, ou l’accompagner dans ses mouvements. Les matériaux hybrides pointent leur nez et sonnent comme une renaissance.
Aussi l’hiver prochain on prendra nos aises en fourrure. Sans complexe, en total look, comme suggéré par Jean Paul Gaultier, et même en touches de couleur, ainsi proposée chez Saint Laurent. Sans oublier la tendance au plat, auréolée chez Dior et Chanel, avec la basket Haute Couture.

L’esthétisme et le bien-être semblent réellement converger. Il faut dire que notre confort de vie disjoncté avait besoin de ce raccordement. Une récompense bien méritée, celle qui arrive après l’effort et dont on savoure la moindre miette.
D’ailleurs on trouve aussi l’apaisement dans la rencontre des saveurs. Les petits plaisirs du quotidien se dégustent confortablement installés dans les univers de nos hôtes de marque : Kitsuné, Armani, Trussardi, Marc Jacobs et Dolce Gabanna, pour ne citer qu’eux. Dans ces cafés les esprits y trouvent du réconfort ainsi que le goût de siroter un verre à moitié plein. On ne perd jamais à y jeter un œil, surtout depuis que Georges se trouve à l’intérieur. Voilà pourquoi il ne fallait pas choisir le masque à oxygène…