Le prix de la meilleure marque-actrice

La dépublicarisation, selon Caroline de Montety, enseignante-chercheur au CELSA, est le mouvement selon lequel les marques font passer un message en créant ou en s’adossant à des formes culturelles existantes. Elles s’affirment ainsi comme actrices de l’espace publique, en laissant la composante économique au deuxième plan.
Cette notion, abordée le mois dernier lors de la conférence M Publicité sur le Native Advertising, soulève, une fois de plus, des questions de transparence. La marque prend autorité en tant qu’auteur de contenu, mais jusqu’où ce droit est-il légitime ? Peut-on vraiment s’attendre à recevoir une part de sincérité dans une démarche publicitaire ? Et si oui comment se distingue t-elle ?

Cette nouvelle générosité est à passer au peigne fin, aux rayons X, au détecteur de mensonges, mais à défaut de vouloir se déshabiller, elle pourrait bien être éclaboussée de « brandalism » (contraction des mots brand et vandalism).

 

Montana Spray Paint par Antonio Brasko

 

Ces bombes de peinture sont associées à des maisons de luxe. Elles invitent à s’interroger sur leur rôle et à retourner la question dans tous les sens.



L’effet conducteur de la gratuité 
dépend de l’établissement de liens transparents 
entre la marque et sa création de contenus.


Le projet « Hyper-reality » du designer et réalisateur Keiichi Matsuda provoque et interroge dans ce sens. 
Ce dernier a fait appel aux marques pour produire ses courts métrages sur la ville du futur, saturée par les réseaux sociaux et les médias. Il leur propose ironiquement un « rôle » en échange

 

A QUI
SERA ATTRIBUÉ LE PRIX 
DE LA MEILLEURE MARQUE-ACTRICE ?