Luxe, crise et volupté

Si le luxe jouit du désir, il est aujourd’hui en panne de libido. Un manque reflétant des préoccupations à ménager au quotidien, et qui finissent par envahir les esprits.
En tant que partenaire producteur de plaisir, c’est affecté que le luxe se dédie à sa nouvelle mission puisqu’il doit l’accepter : réveiller notre pulsion de vie. Et comme le cerveau est le premier organe du plaisir, il importe de renouer le dialogue, pour que chacun soit entendu. L’objectif étant d’inhiber les inquiétudes, de raviver l’insouciance afin de rendre disponible à l’acte… d’achat. 
Comment ? En enrouant le mécanisme de défense, en suggérant de baisser la garde, en apportant de la légèreté, et en balayant toute trace éventuelle de culpabilité. Un long chemin à parcourir mais qui est déjà amorcé.

Les relations Maison – public n’ont jamais été autant rapprochées, pourtant elles cherchent leur équilibre. Raviver la flamme, c’est aussi renouer avec ses émotions, penser à sa personne, et l’échange doit accorder à chacun un espace satisfaisant pour désirer. Ce déblocage relationnel développe en effet une énergie vitale qui appartient à chacun, et qui s’exprime par la création.

Aussi en situation de crise il faut percer le mystère pour s’autoriser le plaisir. C’est pourquoi on se réjouit de répondre à l’Invitation au Voyage de Louis Vuitton, ainsi que de découvrir le Secret Garden de Dior.

Le luxe est plaisir et jouissance, il est à fois anticonformiste et respectueux. Difficile de s’y retrouver auprès de ce vieil ami, irrémédiablement séducteur, mais attaché à une notion qui lui rend bien : la fidélité. Alors un conseil, prenez-le comme il se présente, surtout amusez-vous, et ne soyez pas contrarié car vous voilà prévenu : le luxe agit tel un Don Juan modéré, tout simplement.