RENCONTRE avec une pointure en horlogerie

Ce mois-ci le Bon Marché inaugure un nouvel espace de 650m2 dédié à l’Horlogerie. Situé au rez-de-chaussé, le grand magasin y accueille une douzaine de marques référentes, ainsi qu’une sélection pointue et exclusive de montres, au sein de sa « Galerie Imaginaire Horlogère ».
Pour animer ce nouvel espace, le Bon Marché a fait appel à Julien Poupart, Conseiller Horlogerie depuis 5 ans. Rencontre avec cet expert, passionné des rouages et des belles mécaniques.
 
 
Sa PASSION, il la doit à son premier COUP DE COEUR.
Issu d’une formation en joaillerie, à 18 ans, une montre le fascine : la Tank de Cartier. Ce modèle créé en 1918 par Louis Cartier révolutionne l’horlogerie contemporaine de l’époque. Il est aujourd’hui un pilier historique du patrimoine de la Maison. 
C’est ainsi que Julien commence à dessiner des montres du catalogue Cartier, pour s’amuser.
QUELQUES ECLAIRAGES
 
Comment ça fonctionne une montre (à peu près) ?
JP : On distingue trois types de mouvements : à quartz (l’énergie provient d’une pile), mécanique à remontage manuel (le ressort doit être remonté depuis la tige de remontoir), et mécanique à remontage automatique (l’énergie est fournie par un demi-disque tournant sur un axe central).
Ensuite il y a les « complications », c’est à dire toute fonction autre que l’affichage de l’heure : phase de la Lune, chronographe, 2e fuseau horaire, réserve de marche…
 
C’est quoi une belle montre selon toi ?
JP : Je suis très traditionnel. J’apprécie les belles Maisons, les belles manufactures, mais j‘aime les produits que tout le monde n’a pas, les marques plus confidentielles comme Zénith.
 
L’INFO DETOX
 
Peux-tu casser une idée reçue que nous avons sur les montres ?
JP : Les hommes n’achètent pas des montres uniquement pour flamber. A 50 ans on peut être très épanoui sans avoir une Rolex au poignet !
Plus sérieusement, le marché de l’horlogerie est en train de changer. Si le milieu est encore très macho et élitiste, il se féminise tout doucement, et interpelle de plus en plus.  
 
L’INNOVATION ET LES MONTRES

Qu’est ce qui reste à inventer en horlogerie ?
JP : Allier le design à un vrai produit horloger, mixer le passé et le présent. Certaines marques le font déjà, comme March LA.B avec son modèle Shelby, mais c’est encore très timide.
On observe aussi l’arrivée des marques de mode sur le marché des montres. Le cas de Ralph Lauren est intéressant, la Maison a lancé de très beaux modèles au style Art Déco, et a fait appel à Piaget et Zénith pour les mouvements. 
Le rapprochement de la Couture à l’Horlogerie impulse une bonne dynamique en matière de design, et il y a un véritable marché.
Aussi, les femmes s’intéressent plus aux montres qu’avant, c’est en train de devenir LE nouveau bijou.
 
Un signal d’alarme ?
JP : Les dissolutions de savoirs-faire plus que les synergies. Je pense aux rapprochements toujours plus étroits de la manufactures suisse ETA avec le fabricant japonais SEIKO.

Qu’est-ce qui te fait vibrer dans une pub pour une montre ?
JP : Dans l’horlogerie on voit plus de partenariats évènementiels et de placements de produits que de publicités print ou vidéo. Il y a bien une Maison dont les visuels me font toujours rêver, les belles images de la Maison Cartier. 
 
LE VERDICT DE L’EXPERT

Cuir ou métal ? Cuir, pour la tradition

Le mélange des genres masculins/féminins ? Pour ! C’est le comble de la féminité affirmée.

Ta montre ? La Reverso Jaeger Lecoultre

Celle que tu offrirais à ton meilleur ami ? La même 

Celle qui te fera toujours rêver ? Une Breguet. L‘une des plus anciennes Maisons Horlogères au monde.  
 
Un homme avec une belle montre c’est… un bon départ

Une femme avec une belle montre c’est… une femme mariée – c’était facile – ;-)