La Samaritaine redeviendra-t-elle Parisienne ?

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Douze ans après son rachat par le groupe LVMH en 2001, la réhabilitation de la Samaritaine fait l’objet d’une exposition au Pavillon de l’Arsenal.
Le projet très polémiqué, qui aura coûté au groupe LVMH près de 500 millions d’euros, réunira « le plus bel hôtel urbain au monde », un restaurant avec terrasse, des commerces, des logements sociaux, une crèche, ainsi que 20 000 m2 de bureaux.
Les perspectives de la réouverture de la Samaritaine en 2016 questionnent aujourd’hui sur sa conformité à s’intégrer à son quartier. Un esthétisme qui fait – une fois de plus – l’objet d’une controverse, tant le patrimoine de ce lieu, cher au coeur des parisiens, est exceptionnel.
L’enjeu de la réhabilitation est de rendre justice à la mémoire existente des bâtiments de Frantz Jourdain et Henri Sauvage, tout en donnant une nouvelle identité à la Samaritaine.

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De l’Art Nouveau à l’Art Déco jusqu’au contemporain, la cohabitation des époques et des styles est le point sensible de la rénovation. L’agence japonaise SANAA a été choisie pour réveiller la belle endormie, en lui portant un regard neuf et « différencié ».

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Parmi les différents immeubles, le bâtiment « Rivoli » connaîtra la plus grande transformation. Il sera enveloppé d’une double peau de verre ondulante, dont le rythme réinterprète les façades haussmanniennes, et dont les reflets évolueront avec l’environnement extérieur.

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Les deux architectes du cabinet, Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa, contribuent au dynamisme de la Samaritaine. L’objectif est d’en faire un endroit unique que les parisiens s’approprient, et qui attire les visiteurs du monde entier.
Voici un aperçu de leurs travaux précédents qui ont inspiré leur projet pour la Samaritaine.

Le Musée d’Art Contemporain du 21e siècle de Kanazawa

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Le musée « de la liberté ». S’il n’a pas de façade principale, ses 5 entrées favorisent une perméabilité entre l’intérieur et l’extérieur, invitant à une meilleure circulation.

La Serpentine Gallery de Londres

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Située dans les jardins du Musée d’Art Moderne de Londres, la Serpentine Gallery s’approprie les arbres qui lui servent ainsi de toit. Le toit en aluminium reflète le paysage pour une meilleure intégration à l’espace.

Les magasins Dior à Tokyo (à Ginza et Omotesando)

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Les bâtiments ont été construits sur des lieux étroits. L’utilisation du verre et de l’aluminium donne une impression d’espace, dans la transparence et la légèreté. A l’intérieur l’acrylique apporte de la douceur, une image que les deux architectes associent à Dior.

Le New Museum de New York

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photo : Dean Kaufman
Le pari de construire un musée dans un quartier mal fréquenté de New-York. Un défi pour faire entrer la lumière dans le bâtiment tout en garantissant une sécurité.
 
Le centre de formation Rolex à Lausanne
 
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Une seule pièce multi-fonctions structurée par des « sauts », toujours dans la transparence.

 
Le Musée du Louvre de Lens
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Les murs en aluminium permettent la réflexion du paysage extérieur. A l’intérieur on retrouve cette idée de continuité.
 
 
La Samaritaine redeviendra t-elle Parisienne ?
L’exposition au Pavillon de L’Arsenal, du 28 mai au 9 septembre 2013, permet aux parisiens et aux visiteurs de passage de découvrir l’ensemble de ce projet et ses enjeux, au travers des maquettes, plans, coupes et détails.
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