Le goût du défi


Alors qu’elles valorisent l’authenticité de leur Création et la singularité de leurs admirateurs, les Maisons de luxe vont jusqu’à ironiser sur le superficiel devenu dépassé. « Watermarked », le lookbook hommes de Kenzo, diffusé par Opening Ceremony en est l’illustration la plus récente. 

La normalité est au plus haut de sa côte, et si l‘aspect ostentatoire du luxe s’estompe, il n’en perd pas pour autant le goût du défi.


Les liaisons dangereuses d’une création collective  


En proposant des initiatives participatives et toujours plus en amont dans le processus de création, le luxe (se)défie dans son jeu de séduction. 

Les Maisons du groupe LVMH ont ouvert leurs portes au public, Montblanc nous a invité à immortaliser notre seconde de Beauté, et nous avons bien discuté au cours des ArmaniTweetTalks

Plus récemment, le « Tod’s Signature Collective Art Project » ouvre un dialogue artistique autour du patrimoine de la Maison Tod’s. Chacun est invité à partager une image originale qui s’insèrera au design de la Collection Tod’s Signature. 



Une oeuvre collective qui célèbre la diversité, et qui fait voyager un pilier historique de la Maison dans le contemporain.


Aussi Gucci met ses produits iconiques à l’épreuve. La Maison propose à ses fans de revisiter ses trois sacs mythiques : le New Bamboo, le Jackie et le Stirrup. 



Les plus belles créations sont partagées sur facebook.



Les campagnes Hivers 2012 lancent le défi.

Des traits droits et structurés, des lignes géométriques à en tomber d’hypnose, les campagnes de l’Hivers 2012 laissent place à un environnement strict et rigoureux où le goût du défit est plus que palpable.


Prada ouvre le jeu d’une ascension montante de tension.




Sous hypnose avec Louis Vuitton, on rentre dans le rang…ou pas.



La lumière défie la matière dans l’ambiance électrique et futuriste de la Collection Signature de Tod’s. 


Et enfin, on termine avec un défi de l’espace.

Le décor du défilé Chanel prêt-à-porter printemps été 2013 mettait en scène des éoliennes dans la Nef du Grand Palais.
Une représentation de la légèreté, dans l’air du temps et tournée vers l’avenir. 


Alors que le luxe se dévoile dans sa plus grande sincérité, la mise en lumière du défi rappelle LA FRAGILITÉ DE LA CRÉATION. Un processus qui allie passion et rigueur, poussant la matière dans ses retranchements, et confronté à l’hystérie d’un environnement où la barre est placée toujours plus haut.